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SAINT-LÉGER-SUR-DHEUNE

 

 

 

L’église Saint-Léger

 

 

 PHOTO-ST-LEGER.jpg

 

 

 

 

Bien que la date de la construction de l'église ne soit pas connue avec précision, on sait que le clocher elliptique, à base octogonale, est du XVème siècle, sa forme de mitre est unique en Bourgogne, ses arêtes sont ornées de crochets.

 

En 1792 l'église se compose du chœur et d'une nef. Pillée puis fermée à la Révolution, elle est réouverte le 2 germinal an IV (22 mars 1796). Elle est allongée vers l’ouest en 1839 puis agrandie en 1848 (bas-côté droit) et 1852 (bas-côté gauche). La dernière restauration date de 1967 sous la conduite de Frère Roger de la communauté de Taizé.

 

L'église est classée depuis 1903.

 

Le cimetière qui entourait l'église a été transféré le 8 novembre 1790.

 

 

PLAN-ST-LEGER.jpg 

Intérieur

 

En entrant par la porte latérale, on trouve la chapelle saint-Léger (1) éclairée par un vitrail présentant le Baptême du Christ par saint Jean-Baptiste. Elle abrite les fonts baptismaux et 3 éléments en bois sculpté d'un retable avec des scènes de la Passion du Christ: à gauche la montée au calvaire, Jésus aidé par Simon de Cyrène porte sa croix, au centre Jésus crucifié, à droite la mise au tombeau avec Marie, saint Jean et Joseph d'Arimathie. Le crâne sous la croix rappelle que le nom Golgotha signifie « crâne ».

 

De part et d’autre du retable, deux panneaux. A gauche la Transfiguration, moment où les disciples de Jésus (Jean, Pierre et Jacques) reconnaissent en lui le Messie, Jésus est entouré de Moïse et Elie. La Transfiguration est fêtée le dimanche le plus près du 6 août dans la religion catholique. A droite le martyre de saint Laurent, mis sur un gril. Un Crucifix en faïence, offert par la faïencerie Antoine Montagnon (Nevers).

 

En longeant le bas-côté sud, les vitraux sont consacrés à sainte Catherine,sainte Anne, mère de la Vierge Marie, sainte Marguerite-Marie Alacoque, visitandine, qui vit lui apparaître le Sacré-Cœur à Paray-le-Monial (1675). Elle est souvent représentée dans les églises de la région (vitraux, statues, peintures).

 

 

 

L'autel de la Vierge(2) est dominé par une statue de la Vierge à l'Enfant encadrée par deux colonnes torses symétriques ornées de pampres. Le vitrail représente un double tableau: en haut l'Assomption de la Vierge (célébrée le 15 août), en bas la remise du Rosaire (chapelet) à saint Dominique et à sainte Catherine de Sienne.

 

Le chœur(3), où la Croix date de la dernière restauration, reçoit la lumière par des verrières et un oculus figurant la multiplication des pains (Jean 6/1-15). Le vitrail à gauche de l’autel, seulement éclairé par la lumière de la sacristie, montre le martyre de saint Léger.

 

Face à la chapelle de la Vierge, la chapelle  saint Joseph (4), devenue chapelle du Saint Sacrement puisque le tabernacle moderne (1967), abrite les hosties consacrées par lesquelles se manifeste à l’Eglise la présence de Jésus ressuscité. La petite lumière rouge informe de cette présence.

 

En longeant le bas-côté nord, voir les vitraux avec saint François de Sales, fondateur avec sainte Jeanne de Chantal de l'ordre de la Visitation (1610) ; saint Joachim, père de la Vierge Marie, rarement représenté, situé face au vitrail représentant sainte Anne ;  saint Louis de Gonzague, saint patron des jeunes gens, correspondant au vitrail de sainte Catherine, patronne des jeunes filles.

 

Dans la chapelle de Lourdes (5), dominant la statue de la Vierge, un vitrail double : en haut la Vierge, en bas saint Pierre, identifiable aux clés et saint Louis, roi de France, portant la couronne d'épines rapportée des Croisades pour laquelle il fit construire la Sainte-Chapelle à Paris.

 

Dans les chapelles de la Vierge, de saint Joseph et de Lourdes, le sol est recouvert d'un carrelage offert par une entreprise locale rappelant l'activité du travail de la terre cuite à Saint-Léger et dans la vallée de la Dheune.

 

Le fond de l'église (6), correspondant au premier agrandissement est éclairé par des vitraux montrant saint Vincent, patron des vignerons face à sainte Barbe, patronne des mineurs. La vigne et les mines représentent les activités économiques principales  présentes ou passées de la région.

 

Dans l'oculus, saint Léger dont on retrouve la statue, récemment repeinte par les paroissiens, à l'entrée de la nef.

 

 

 

Léger fut évêque d'Autun de 659 à 678. Pour éviter que les troupes d'Ebroïn, maire du palais de Neustrie, qui assiégeaient Autun, ne maltraitent les habitants, Léger se rend. Il a les yeux percés (ou brûlés) et la langue coupée. Il survit et meurt près de Fécamp deux ans plus tard. Il est proclamé saint en 681.

 

 

 

Extérieur et alentours

 

Située en bordure de la route nationale 74, la façade de l’église ne présente pas de décor particulier et les grandes portes sont rarement ouvertes.

 

Derrière l’église, adossées au mur, cinq pierres tombales dont une contre la sacristie à la mémoire de Claudine Fouquet, sacristine pendant 64 ans, décédée le 2 juillet 1835. La mention qu’elle porte est particulièrement émouvante : « Son zèle pour l’église, sa charité pour les pauvres, sa piété éminente la rendirent le modèle de la paroisse ».

 

 

 

A proximité de l’église passe le canal du Centre, reliant la Saône à la Loire. Après sa mise en eaux en 1793, il donna un véritable essor économique à la cité.

 

 

 

«Nous tous, visage découvert, en regardant comme dans un miroir l’éclat du Seigneur,
nous sommes métamorphosés dans cette image. »

 

 

 

(2 Corinthiens 3/18, trad. Bible Bayard)

 

 

 

Pastorale du Tourisme et des Loisirs,  Diocèse d’Autun, Chalon et Mâcon

 

www.pastourisme71.com

 

 

 

Pour plus d'informations surl'histoire de l'église de Saint Léger sur Dheune et faire un visite en photo, nous vous recommandons ce site :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


SAINT-MAURICE-LES-COUCHES

 

 

 

L’église Saint-Maurice

 

 

 

DESSIN-ST-MAURICE.jpg

 

 

 

Une Charte de 1295 mentionne une chapelle à Saint-Maurice. Elle accueillait les fidèles de Saint-Maurice et de Dracy-les-Couches.

 

Cette chapelle fut démolie à la Révolution. L'éloignementde 5 kmde Couches justifia la construction d'une nouvelle église.

 

L'église néo-romane actuelle fut consacrée le 10 septembre 1862. Elle a été construite grâce à la générosité de Gabriel Bulliot, négociant en vins et « découvreur » de Bibracte.

 

C'est sur son insistance que furent réemployés dans la maçonnerie les chapiteaux romans du prieuré de Thil-sur-Arroux complètement ruiné distant de près de 40 km(actuellement dans la paroisse Sainte-Jeanne-de-Chantal dont Etang-sur-Arroux est le centre.)

 

 

 

L'intérieur

 

L'église se compose d’une nef de 4 travées et d'un chœur plus étroit, semi-circulaire, en cul-de-four, sur lequel s'ouvre la sacristie.

 

Les quatre chapiteaux authentiquement romans sont sculptés de motifs végétaux ou d'animaux fantastiques.

 

 

 

La peinture du chœur

 

La grande peinture murale de la voûte en cul-de-four du chœur attire immédiatement l'attention. Réalisée en 2007 par Marinette Walls, elle reprend d'après photo le décor d'origine. Elle représente le Christ en Majesté entouré des symboles des Evangélistes: l'ange pour Matthieu, l'aigle pour Jean, le lion pour Marc et le bœuf pour Luc. L’identification de ces deux derniers animaux est facilitée par l'observation des pattes.

 

 

 

Les Vitraux

 

Les vitraux de la nef sont récents (L'Atelier du Vitrail à Autun 1995) et présentent des motifs géométriques pour la nef. Ceux du chœur (signés J.M. Saunier) sont ornés de couleurs chatoyantes, celui du milieu montre saint Vincent patron des vignerons, les deux autres présentent des ceps de vigne, rappelant que nous sommes en Bourgogne, Côtes du Couchois plus précisément.

 

 

 

Statuaire

 

La statue principale est celle de Saint Maurice, placée au dessus du tambour de l'entrée. Offerte par Bulliot, comme la totalité des statues de l'église et du mobilier liturgique, elle a été faite en Suisse. (Cette statue est différente de celle située dans le chœur de l'église de Dracy-les Couches).

 

 

 

St Maurice, militaire romain, fut martyrisé vers 287 à Agaune (aujourd'hui Saint- Maurice) dans le Valais suisse. L'empereur Maximien avait fait venir Maurice et sa légion de Thèbes en Egypte pour exterminer les chrétiens. Mal renseigné, l'empereur ignorait que tous étaient chrétiens. Ils refusèrent donc d'exécuter les ordres.

 

Selon certains auteurs Maurice et ses 6500 hommes furent massacrés. Il est le saint patron des fantassins. (A noter que Saint Maurice était probablement noir mais les statues du 19ème siècle le présentent toujours blanc de peau).

 

 

 

Les deux autels latéraux sont dominés par des niches en trompe-l'oeil. A droite la statue de saint Joseph, à gauche la Vierge tenant l'Enfant Jésus, copie de la statue polychrome du musée Rolin à Autun sculptée par Claus Werve au 15ème siècle, elle est aussi quelquefois nommée Vierge Bulliot.

 

Sur chaque autel repose un reliquairecontenant des restes de plusieurs saints. Parmi eux les plus importants sont ceux d'un « saint martyr de la Légion Thèbéenne ». Ces reliquaires sont en « souvenir de Thérèse-Marie Bulliot morte le 25 décembre 1870 ».

 

Dans la nefse trouvent plusieurs statues, on reconnaît le Curé d'Ars, saint patron des curés, saint-Antoine-de-Padoue, sainte-Jeanne-d'Arc en armure, le Sacré-Coeur, sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus, carmélite (toujours représentée avec des roses car elle avait promis d'envoyer, depuis le Ciel, une pluie de roses sur la Terre) et Notre-Dame de Lourdes (les 18 apparitions à Bernadette Soubirous eurent lieu entre le 11 février et le 16 juillet 1858).

 

 

 

Mobilier

 

A gauche en entrant, les fonts baptismaux: une cuve sur colonne dont le couvercle, maintenant fixe, a été exécuté d'après un fragment de baptistère roman conservé au musée Rolin d'Autun.

 

De chaque côté de la nef un bénitier décoré de chimères.

 

L'ancien autelprincipal (1860), entouré par des lambris à mi-hauteur du mur du chœur a été offert par Jean-François Landriot, évêque de La Rochelle à l'époque du don. Il était né à Couches en 1816 et termina son apostolat comme archevêque de Reims.

 

 

 

Extérieur

 

La porte est encadrée de colonnes surmontées de chapiteaux à motifs végétaux.

 

Le tympan, inspiré de celui de la cathédrale saint Bénigne à Dijon, représente le Christ dans une mandorle, entouré des symboles des 4 évangélistes semblables à ceux figurant sur la peinture du chœur.

 

Il est surmonté de la mention gravée en demi-cercle:

 

SANCTUS:SCTUS:SCTUS: DNUS:

 

DEUS:OMNIPOTENS

 

(Saint, saint, saint, le Seigneur, le Dieu tout-puissant)

 

 

 

Sur le linteau la phrase:

 

HIC HABEAT GRATAM SANCTUS MAURICIUS AEDE OBTINEAT MERITIS QUOD PETIT ALMA FIDES

 

(Que saint Maurice aie satisfaction de ce temple ;

 

que par ses mérites, il nous obtienne

 

ce que requiert un patronage bienveillant)

 

 

 

La façade est agrémentée de trois arcades néo-romanes, rappelant le symbole de la Trinité. En haut du pignon, une croix grecque.

 

A remarquer sur le mur extérieur de la sacristie une pierre verticale avec une petite sculpture antique représentant les 3 “déesses-mères”assises (qui proviendraient du théâtre romain d'Autun).

 

 

 

A proximité

 

A 2 km, entre Dracy et Couches un vieux cimetière autour d'une ancienne église démolie. Il est aujourd'hui au milieu d'un bosquet difficilement accessible mais chargé d'histoire dont une relative à la cloche, objet de rivalités entre les habitants des deux villages de Saint-Maurice et Dracy.

 

 

 

« J’ai mené le bon combat ; j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi. »

 

1 Tim. 4/7

 

 

 

Pastorale du Tourisme et des Loisirs, Diocèse d’Autun, Chalon et Mâcon

 

www.pastourisme71.com

 

 

 

 

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