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SAINT-SERNIN-DU-PLAIN

 

L’église Saint-Saturnin

 

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Saint-Sernin-du-Plain est un village viticole au pied du Mont-Rome. L'église située au centre du cimetière est une construction composite.

 

La partie la plus ancienne est romane et remonte au 12ème siècle. C'est la partie centrale sous le clocher.

Le chœur gothique, la chapelle de la Vierge et le clocher actuel en granit datent du début du 16ème siècle (travaux  dûs sans doute à l'abbaye de femmes Saint-Andoche à Autun qui possédait une maison et des vignes sur  les terres de Saint-Sernin).

La nef a été reconstruite et allongée à la fin du 18ème. Les piliers supportant le clocher ont été renforcés au 19ème  siècle en même temps que l'on construisait la chapelle saint Joseph.

 

L'église est placée sous le patronage de Saint-Saturnin (le vocable de “St-Sernin” est une déformation de son nom (comme c'est le cas à la basilique romane de Toulouse.

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Intérieur

Dès l’entrée, sous la tribune, on constate que la large nef de 3 travées, couverte d'une voûte en plein cintre, bute sur les 4 piliers supportant le clocher, entre lesquels la vue sur le chœur est fort réduite.

Ces piliers  délimitent extérieurement un espace lui-même plus étroit que la nef, laissant un passage étroit  de chaque côté, sur laquelle s’ouvrent les deux chapelles, formant une sorte de transept.

 

Dans la nef (1):

A gauche en entrant, un peu à l’écart  à l'angle du mur nord, les fonts baptismaux faits d'une cuve en pierre, rappellent que c'est par le Baptême que l'on devient chrétien et que l'on entre dans l'Eglise.

A droite une statue de la Vierge à l'Enfant, face à une peinture sur toile montrant Jésus en Croix.

Sur les piliers devant nous les statues de saint Paul, avec l'épée de son martyre, et saint Pierre tenant les clés du Royaume des Cieux.

Les vitraux de la nef et l'oculus qui domine la tribune présentent une simple Croix.

 

La chapelle de la Vierge (2):

C’est une ancienne chapelle seigneuriale, comme l'indiquent plusieurs détails de son architecture: la base sculptée des colonnes de chaque côté de l'entrée, les nervures des voûtes en pierre avec les blasons (d'azur à une fasce ondée d'or, accompagné de 3 molettes (étoiles), deux en chef et une en pointe), un vitrail gothique au décor géométrique et un hagioscope (ouverture dans le mur dirigée vers l'autel) permettant de suivre l'office sans être vu des paroissiens). Il existe des hagioscopes dans plusieurs églises de la région comme à Chamilly ou dans l'église saint Julien de Sennecey-le-Grand.

 

Au-dessus de l'autel, une statue de la Vierge couronnée portant l'Enfant Jésus. Face à elle la statue de Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus.

 

A droite de l'autel la porte d'accès au clocher.

 

La chapelle Saint-Joseph (3)

La chapelle  dédiée à saint Joseph est plus modeste et plus récente : pas de seuil à franchir, bases de colonnes non sculptées, nervures de la voûte en bois imitant celles de la chapelle de la Vierge. Au-dessus de l'autel, une statue de saint Joseph portant l'Enfant avec le globe; en face, saint Antoine de Padoue.

Sous le grand vitrail présentant St Joseph et l'Enfant au geste affectueux, statue de sainte Philomène souvent invoquée par le Curé d'Ars.

 

Le choeur (4):

Pour y accéder, on passe devant les statues en bois doré d’un évêque saint Blaise (?) et de saint Vincent, diacre, patron des vignerons : chaque année les viticulteurs du village y accrochent une grappe de raisin au moment de la vendange.

 

Le fond plat du chœur est couvert d’une boiserie autour de la verrière centrale et d’un cadre avec un Christ en croix, formant un retable comportant quatre niches où ont été placées 4 statues: en haut le Curé d'Ars et un Enfant Jésus de Prague, dessous le Sacré-Cœur et saint Saturnin, patron de l'église. 

 

Saint Saturnin, évêque de Toulouse, fut martyrisé vers 250 : ayant refusé de sacrifier un taureau à l'empereur de Rome, il fut attaché à sa queue. Le taureau furieux dévala les marches du Capitole, entraînant Saturnin dont la tête se fracassa.

De chaque côté du retable, des toiles peintes représentent saint Pierre et saint Paul.

 

Le chœur est également illuminé par un vitrail (signé C. Bertrand et ses fils, Chalon s/S) montrant Jésus ressuscitant Lazare (patron de notre diocèse.)

En face, les plaques commémorant les morts des guerres encadrent une statue de sainte Jeanne-d'Arc.

 

La petite porte de placard cache en fait l'ouverture de l'hagioscope communiquant avec la chapelle de la Vierge.

 

Extérieur

L'entrée de l'église est précédée d'un auvent.

Le clocher actuel date du 16ème siècle. Il est octogonal et repose sur une base carrée avec des gargouilles aux angles. Les arêtes du clocher sont ornées de crochets et de petits arcs-boutants lui donnant un aspect original.

 

Le pignon du mur de la chapelle de la Vierge est agrémenté de crochets sur l'arête et d'un bourrelet sous l'embrasure du vitrail. Celui de la chapelle Saint-Joseph est très différent.

A la base de cette chapelle, que peut être cet espace délimité par un arc, avec une ouverture murée ?

 

La tour d'accès au clocher porte sur ses ouvertures la date 1652.

 

Remarquer, sur les angles des contreforts, les traces d'usure sans doute laissées par « l'aiguisage » des instruments aratoires pour invoquer le Ciel pour de meilleures récoltes. Cette pratique était autrefois répandue et plusieurs églises en portent les marques.

 

A proximité

Trois villages font maintenant partie de la commune de Saint-Sernin-du-Plain. Chacun a une chapelle : Celle de Mazenay est dédiée à Saint-Laurent, remarquer la statue de sainte Barbe, patronne des mineurs, rappelant le passé minier de la commune. Celle de Nyon est  dédiée à Saint-Marc, comme l'église de Paris l'Hôpital à quelques kilomètres, celle de Cromey située à Cromey-Haut est dédiée à Saint-Louis.

 

 

 

 

 

« Heureux l’homme qui endure l’épreuve, parce que, une fois testé,
il recevra la couronne de la vie, promise à ceux qui L’aiment. »

 

Epître de saint Jacques 1/12

 

 

Pastorale du Tourisme et des Loisirs,  Diocèse d'Autun, Chalon et Mâcon

www.pastourisme71.com

 

  


 

   

DRACY-LES-COUCHES

 

L’église Saint-Maurice

 

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Comme une bonne partie du village, l’église est construite à même la roche. La première construction entreprise par le comte Pierre de Berbis date de 1715, sous le vocable de Saint Claude. Elle reçoit le vocable de St-Maurice en 1826 lorsque le marquis de Grammont érige la nef ; des collatéraux en bois y seront  ajoutés par la suite. En 1837, le comte de Villers-la-Faye fait ajouter le clocher actuel. En 1869, le marquis de Laubespin fait agrandir les bas-côtés de la nef pour en faire les collatéraux actuels en remplaçant les piliers de bois qui soutenaient la voûte par des colonnes en grès à chapiteaux moulurés.

En 1875, un embellissement complet fût réalisé par un peintre italien grâce à la marquise de Laubespin. Cinq transformations ont ainsi été apportées en l’espace d’un siècle et demi.

 

Intérieur : les peintures

En entrant dans l’église on est surpris par ces peintures 19èmes. et en particulier par la grande voûte bleue restaurée en 2000.   

D’après le chanoine Grivot, c’est  une des rares églises en Bourgogne à avoir conservé ses peintures fin  19èmes, ce qui en fait un petit joyau de l’art sacré,  insoupçonnable de l’extérieur.

Le chœur:L’arc triomphal est orné d’un médaillon avec le Christ blond aux yeux bleus (représentation typique du 19èmesiècle). Sur  les voutains, des médaillons avec les quatre évangélistes et leurs symboles :

- St Matthieu avec un homme (ailé) car son Evangile commence  par la généalogie du Christ,

- St Marc avec un lion évoquant le désert où prêche  Jean-Baptiste,

- St Luc avec le taureau rappelant les sacrifices du Temple, lieu où commence et finit le troisième Evangile,

- St Jean avec l’aigle à cause de l’élévation sublime de son prologue « Au commencement était le Verbe… ». (L’aigle est, dit-on, l'oiseau qui vole le plus haut dans le ciel et le seul à pouvoir regarder le soleil en face).

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Les vitraux

Les vitraux de la nef, traités presque en grisaille, proviennent tous du même atelier (Porcherot à Dijon). Nous voyons :

A gauche:

. (1) D’après le grand tableau d’Ingres (1854) à la cathédrale d’Autun, la profession de foi de Saint Symphorien. Natif d'Autun, celui-ci fut supplicié vers 180, sans doute sous le règne de Marc-Aurèle. Ses reliques sont à la cathédrale.

. (2) Saint Charles Borromée en prière. Evêque de Milan au 16èmesiècle, saint Charles fut célèbre pour sa charité envers les malades.

. (3)Saint Joseph et Jésus enfant.

. (4)  Marguerite-Marie Alacoque, Visitandine, face à Jésus qui lui apparut à Paray-le-Monial en 1675, le cœur brûlant d’amour pour l’humanité.

A droite:

. (5) la remise du Rosaire (chapelet) à saint Dominique, fondateur de l'ordre des Dominicains.

. (6) Sainte Anne avec la Vierge Marie enfant

. (7) Marie-Madeleine face à Jésus ressuscité au matin de Pâques. Ayant trouvé le tombeau vide, Marie-Madeleine demande à celui qu'elle prend pour le jardinier où il a mis le corps. Quand Jésus l’appelle par son nom : “Marie”, elle s’exclame “Rabboni” (Maître) (Jean 20/11-17). Cette représentation est assez rare.

. (8)  Jeanne d'Arc tenant sa bannière.

Les vitraux se faisant face dans le chœur, signés H. Chabin, à Paris, représentent :

. Sainte Claire tenant la “monstrance” avec laquelle elle repoussa les Sarrasins.

. St Antoine-de-Padoue portant Jésus assis sur le Livre (allusion à l’apparition qu’il aurait eue).

 

Les statues

Dans la nef:

Des statues sont intercalées entre les vitraux (certaines “doublant” le sujet évoqué par ceux-ci), St Charles, St Antoine de Padoue, St Joseph, Ste Thérèse, Ste Marie Couronnée, le St Curé d'Ars.

Sur l'autel du bas-côté nord, le Sacré-Cœur et St Paul, près d'eux St Vincent patron des vignerons. Sur l'autel sud, Notre-Dame de Lourdes.

Dans le chœur:

5 statues surplombent l’autel:

. Au centre, Saint Maurice, patron de l’église, avec lance, casque et bouclier (statue différente de celle qui se trouve dans l'église de Saint-Maurice-lès-Couches).

. De part et d’autre,  la Vierge à l’Enfant et Saint Joseph, statues en pierre, du 18èmes. ?).

. Aux extrémités : Saint Sébastien et Saint François d’Assise.

 

A remarquer

A l’entrée de l’église, sur la gauche près du bénitier, véritable coquillage, se trouvent les fonts baptismaux, en pierre taillée, discrets et encastrés dans le mur. Un escalier en colimaçon mène à la tribune; à droite l’ancien confessionnal.

Les boiseries du chœur datent de la construction de la chapelle St Claude.

Dans le chœur, la restauration de 2001 a mis à jour des fragments d’une “litre funéraire” (bandeau noir) aux armes de la famille de Berbis.

Les deux reliquaires posés sur l’autel de la Vierge sont tous deux marqués des armoiries de la famille Laubespin et contiennent les reliques de différents saints dont saint Symphorien.

 

Cloches

L'église, construite sur le rocher, est précédée d'un clocher rapporté qui abrite deux cloches: la plus grosse, mise en place en 1838, pèse 1250 livres. Elle est sous le patronage de Sainte Marie et de Saint Alexandre. En 1958, la commune fait refondre la plus petite qui était fêlée : elle sera baptisée Bernadette-Philiberte.

 

Alentours

Une ancienne église Saint-Maurice existait entre Dracy et St-Maurice, elle fut sans doute démolie au cours la révolution. Ensuite les deux villages furent érigés en communes: en 1826 pour Dracy-lès-Couches,  en  1864 pour Saint-Maurice.

Par les chemins de randonnées entre Dracy et St-Maurice on peut trouver les vestiges de cette église et de son cimetière. Au vu des plans existants, elle était sans doute la copie de l’église de St-Gervais,  typiquement romane, à quelques kilomètres.                                   

 

« - ils buvaient en effet à un rocher spirituel qui les accompagnait,  et ce rocher, c’était le Christ. »

1 Corinthiens 10, 4

 

Pastorale du Tourisme et des Loisirs, Diocèse d’Autun, Chalon et Mâcon

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COUCHES

 

L'église Saint-Martin

 

   

DESSIN COUCHES

 

 

 

 

Couches a une très longue histoire. Située sur la voie romaine qui menait de Lyon, capitale des Gaules, au bassin parisien en passant par Autun (Augustodunum) où s'implanta le christianisme dès le 3ème siècle.

 

Longtemps Couches s'est appelée Couches-les-Mines du fait de l'exploitation de mines de fer pour les aciéries du Creusot, voisin de moins de 20 km.

 

L'église est construite sur un promontoire dominant la vallée de la Vieille. Elle se compose d'une nef flanquée de chapelles reliées entre elles par des arcades en cintre brisé.

 

Chacune des chapelles est éclairée par de grandes ouvertures gothiques ayant permis la mise en place de vitraux historiés.

 

Les quatre piliers carrés de la croisée du transept supportent le clocher, les autres piliers, ronds, sont moins imposants et ne portent pas d'aussi lourdes charges.

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Intérieur

 

Le bas-côté sud: Dans la chapelle (1) éclairée par un vitrail à motifs géométriques, un autel est dédié à la Vierge Marie. En face, une plaque dans le mur  rappelle l'agrandissement de l'église réalisé en 1847 par la fabrique dont les membres et conseillers sont cités.

 

Chapelle Sainte-Barbe (2): Au-dessus de l'autel, la statue de Ste-Barbe avec la tour dans laquelle son père la fit enfermer pour avoir refusé d'abjurer la religion chrétienne et d'épouser l'homme qu'il lui destinait. Devant son obstination, il la fit décapiter d'où la présence de l'épée et de la palme du martyre.

 

Ste-Barbe est la patronne des mineurs et rappelle l'ancienne appellation de Couches-les-Mines.

 

Une petite statue de St-Antoine-de-Padoue.

 

Un grand vitrail à 3 panneaux éclaire la chapelle. Ste-Barbe est entourée de Ste-Monique et son fils St-Augustin, de St-Hélène, de Ste-Anne éduquant la Vierge et de l'apparition du Sacré-Cœur à Marguerite Marie.

 

Chapelle Saint-Jean-Baptiste (3): La peinture du retable dominant l'autel représente Sainte Marthe, sœur de Marie-Madeleine et de Lazare, ayant maîtrisé la Tarasque, monstre légendaire hantant les eaux du Rhône. Elle est encadrée par 2 statuettes: Ste-Sophie et Ste-Françoise.

 

La chapelle est éclairée par un grand vitrail à 3 panneaux. St-Jean-Baptiste est entouré de scènes de sa vie dont le baptême de Jésus dans le Jourdain et la présentation de sa tête sur un plateau à Salomé pour sa mère Hérodiade.

 

Chapelle Saint-François-de-Sales (4): La peinture du retable dominant l'autel montre « Notre-Dame des 7 douleurs » avec les 7 glaives martyrisant son cœur, ici la descente de Croix.

 

Le vitrail à 3 panneaux avec St-François-de-Sales.

 

Le chœur (5): L'autel monumental, en marbre, est entouré de boiseries dont les colonnes surmontées de pot-à-feux encadrent: à droite une statue de Saint-Martin partageant son manteau et à gauche St-Martin en évêque, comme à Chagny.

 

Le grand vitrail qui éclaire le chœur et la nef représente le Christ entre Saint-Martin et Saint-Nicolas. La porte du tabernacle est ornée d'un Agneau Pascal.

 

Chapelle de la Vierge (6): La statue de la Vierge-à-l'Enfant qui domine l'autel est encadrée à gauche par la statue de St-Joseph identifiable par le lys et à droite par celle de St-Jean tenant le calice d'où sort le serpent à la morsure duquel il échappa.

 

Le vitrail à 2 panneaux est illustré des scènes de la Visitation à gauche et de l'Annonciation à droite.

Chapelle Saint-Philibert (7): Une grande toile peinte en 1646, classée Monument Historique, représente une Crucifixion. Autour de la Croix, la Vierge, St-Jean, St-François-de-Sales, Ste-Jeanne-de-Chantal (canonisée en 1767 par Clément XIII) et de 4 sœurs Visitandines.

 

 

 

La chapelle est éclairée par un grand vitrail à 3 panneaux représentant St-Philibert moine et bâtisseur breton du 7ème siècle, l'abbaye de Tournus lui est dédicacée.

 

A droite de l'autel une piscine liturgique gothique.

 

Chapelle du Sacré-Cœur (8): L'autel en position longitudinale est surmonté d'un vitrail à 2 panneaux représentant l'apparition en juin 1675 du Cœur-Sacré de Jésus à Marguerite-Marie Alacoque, sœur Visitandine, à Paray-le-Monial (environ 70km).

 

Cette chapelle est fermée par une grille en fer forgé.

 

Chapelle Sainte-Philomène (9): Le grand vitrail à 3 panneaux représente Ste-Philomène que le Curé d'Ars appelait sa « petite Sainte ». Elle est entourée de Ste-Catherine, Ste-Cécile patronne des musiciens (remarquer l'orgue à droite), Ste Agathe dont les tenailles rappellent son martyre et Ste Lucie avec l'épée qui lui trancha la gorge.

 

A droite du vitrail une grande Croix avec les clous de la Crucifixion.

 

Les fonts baptismaux sont en forme de chaudron en cuivre à couvercle, posé sur une colonne.

 

La nef (10): Elle est dallée de pierres venant sans doute de l'exploitation minière, dites pierres griphées du fait des coquillages apparaissant en blanc sur la couleur grise, souvent noire à cause de l'humidité.

 

Deux marches séparent la nef de l'avant-chœur puis deux fois 3 marches permettent d'accéder à l'ancien maître-autel.

 

 

 

Extérieur

 

Le clocher de l'église de Couches est facilement identifiable par sa forme de tour carrée coiffée d'un toit à deux pans (en bâtière). Aux 4 angles des gargouilles ailées et, au sud, une petite tourelle laissant supposer l'accès à un ancien chemin de guet.

 

Les 4 faces sont percées de baies jumelles sans décor. Il abrite 4 cloches dont l'une date de 1596.

 

La façade ouvre par 3 portes dont la principale est surmontée d'une sculpture en forme de chou que l'on retrouve souvent dans les décors en Bourgogne. Une baie en ogive gothique la domine. Sur la pointe du pignon une Croix ornée d'une couronne d'épines sur un cercle rayonnant.

 

 

 

Alentours

 

Plusieurs sites touristiques enrichissent Couches parmi lesquels on peut citer:

 

- les menhirs d'Epoigny, vieux de 5000 ans et redressés à la fin du 20ème siècle

 

- le célèbre Château dit de Marguerite de Bourgogne dont les parties les plus anciennes remontent au 11ème siècle.

 

- la Maison des Templiers construite en 1610 qui reçut les protestants, gens fréquentant les temples. Ne pas confondre avec l'Ordre de Jérusalem présent à Paris-l'Hôpital, à 11km.

 

- la Tour Guérin dont le bâtiment actuel remonte au 15ème siècle bien que la propriété accordant aux moines la protection royale remonte au 12ème.

 

- la maison du pasteur au 16ème siècle devenue hôpital après la révocation de l'Edit de Nantes en 1685 par Louis XIV.

 

- la Tour Bajole, 12e siècle, aujourd'hui restaurant.

 

 

 

« Ne vous conformez pas au monde présent,
mais soyez transformés par le renouvellement de votre intelligence,
pour discerner quelle est la volonté de Dieu. »

 

Epître aux Romains 13/2

 

 

 

Pastorale du Tourisme et des Loisirs,  Diocèse d’Autun, Chalon et Mâcon

 

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CREOT

 
Eglise Saint-Claude
 
 
 
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L'église de Créot

 

La commune de Créot compte actuellement environ  80 habitants. Autrefois lorsque l’activité des mines de fer dans la région était prospère, le nombre d’habitants était très supérieur (il a atteint les 900).  C’est aujourd’hui un village presque exclusivement viticole, dont les produits sont classés en “Hautes-Côtes de Beaune”

 

Seul édifice religieux de la commune,  l’église est de petites dimensions faisant penser à une simple chapelle.

De style néo-roman, elle a été construite à la fin du XIXème siècle : la date de 1878 figure sur le tympan au dessus de la porte.

Elle est dédiée à Saint Claude.

 
 
PLAN-EGLISE-CREOT.jpg 

Intérieur

 

L’église comporte une nef unique de 3 travées, prolongée par un chœur semi-circulaire avec des arêtes gothiques.

Les fenêtres de la nef sont ourlées d’un boudin soulignant l’arcature néo-romane.

Nous reconnaissons dans le vitrail circulaire au dessus de la porte d’entrée une représentation du Sacré-Cœur. : Jésus le visage triste désigne de la main droite son cœur entouré d’une couronne d’épines et surmonté d’une flamme. On pense à la parole de Jésus à Marguerite-Marie à Paray-le-Monial : « Voici le cœur qui a tant aimé les hommes et qui en est si peu aimé ».

Deux statues anciennes, restaurées, représentent : - une Vierge à l’Enfant (XVI° s.) malheu-reusement mutilée, et d’interprétation difficile.

-  l’autre saint Claude (XVII° s.) portant barbiche et moustache ; il est revêtu de la chape, il a la mitre en tête et  tient  la crosse de la main droite,  la main gauche présente un livre ouvert sur lequel son nom est inscrit très lisiblement (photo dans“ D. Grivot,  La légende dorée…” 372a).

Sur la droite de la nef est un Crucifix de dimensions réduites. Le visage penché du Christ exprime une grande douceur.

Voir également une statue de sainte Thérèse-de-l’Enfant-Jésus, une statuette du Sacré-Cœur et une de sainte Jeanne d’Arc.

 

Le chœur

 

Le vitrail absidial représente sans doute sainte Françoise, dite “romaine” (1384-1440) (patronne de Françoise Bonne, donatrice du vitrail) qui, dit-on, avait la vision lumineuse de son ange gardien.

 

 

Toute sa vie Françoise manifesta une charité active envers les pauvres et les malades ainsi qu’un grand souci de réforme des mœurs, loin d’être exemplaires à cette époque. Elle fonda une maison de charité et fut canonisée en 1608. Elle était la patronne de la « Confrérie des Dames de la Miséricorde » érigée à Chalon en 1638.

 

 

Les quatre statues entourant le vitrail sont

 

- à l’extérieur, celles de la Vierge Marie, mains ouvertes, et de saint Joseph portant l’enfant Jésus.

 

- à l’intérieur celles de saint Vincent, patron des vignerons (revêtu des ornements de diacre, et ayant à son côté un cep de vigne) et saint Claude représenté en évêque avec chasuble et mitre en tête. Il tient la crosse épiscopale et la main levée en signe de bénédiction.

 

 

 

 



      Pourquoi saint Claude ?

 

Né à Salins au VIIème siècle, après avoir été militaire Claude devient prêtre à Besançon puis se retire au monastère de Condat qui deviendra la ville de Saint-Claude dans le département du Jura.

La dévotion à saint Claude devait être bien ancrée à Créot puisque 2 ans avant la construction de l’église, sur 316 habitants, on dénombrait 27 personnes (16 Claude et 11 Claudine) ayant saint Claude pour patron.

 

 

L’autel est surmonté d’un tabernacle dominé par un petit clocher octogonal à la base duquel un quadrilatère de colonnettes abrite un Crucifix.

 

Sculpté sur le devant de l’autel, masqué par l’autel récent en bois, le visage du Christ portant la couronne d’épines, entre deux bas-reliefs de motifs végétaux.

 

 

Extérieur

 

 

 

L’église est enserrée dans les maisons du village Aucune trace de cimetière n’est visible autour d’elle.

 

La façade est dominée par un clocheton avec 2 ouvertures en plein cintre à l’avant et à l’arrière, une seule sur les côtés.

 

 

 

Le tympan semi-circulaire de la porte d’entrée présente une croix enchâssée dans un cercle de perles, lui-même entouré par une couronne de feuillages et une bordure faite d’une alternance de fleurs et d’étoiles.

 

 

 

A proximité

 

 

 

Devant l’église, à gauche de la porte, est érigé un calvaire daté 1737. Le fût comporte une petite niche avec une statuette récente de la Vierge Marie, une croix en fer le domine.

 

 

 

Bien qu’il ne soit plus accessible, il existe sur la route en direction de Mazenay, les vestiges du puits Saint-François où ont eu lieu les dernières extractions du minerai de fer. La concession avait été faite aux usines Schneider du Creusot pour le département de Saône et Loire et les galeries s’arrêtaient donc à l’aplomb des limites du département voisin de la Côte d’Or où se trouve Nolay.

 

« Cherchez le Seigneur, et sa puissance, souvenez-vous des merveilles qu’il a faites. »

 

Psaume 104(105)

 

Messe du jour Ste Françoise romaine

 



Pastorale du Tourisme et des Loisirs

Diocèse Autun-Chalon-Mâcon

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Edition : Juin 2012

 


 
   

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